L’ennéagramme et l’empreinte de naissance


l'Ennéagramme est un système d'étude de la personnalité fondé sur 9 comportements de la nature humaine. Connaitre cette typologie permet de comprendre ce qui est important (objectifs et peurs) pour chaque personne. Une situation vécue par une personne ne sera pas vécue de la même manière par une autre personne, en raison notamment de son profil psychologique. Certains type feront certaines maladies de manière très caractéristique, c'est pourquoi nous proposons de connaître cette typologie simple à acquérir.


Les profils de l'ennéagramme vont se former en fonction de l’empreinte de naissance et du moment où l’enfant va rencontrer un conflit majeure les premières années de sa vie.


L’empreinte de naissance

L’empreinte vécue à la naissance va faire naître 2 types essentiels de personnalité.

A la naissance, si le ressenti maternel est positif : l’enfant devient « cigale ». Si le ressenti est négatif, l’enfant devient « fourmi ». Les principaux traits de caractère liés à l’empreinte de naissance sont définitifs.

Cela va impliquer des différences de caractères et une vision de la vie très différente.


La cigale :

Privilégie l'indivualisation

Explore la nouveauté

A tendance à s'éloigner

Privilégie l'intuition et le langage non verbal

S'évade hors des limites

Laisse faire les choses

Décompense de façon psychotique

La fourmi :

Privilégie l'agrégation

Retrouve le nid, la fourmilière

A tendance à se rapprocher

Privilégie le langage verbal

Respecte le cadre

Maitrise les choses

Décompense de façon névrotique


L’empreinte de naissance (au sens strict du moment de la naissance) peut aussi laisser un ressenti neutre. Cela peut se produire par exemple du fait de longue anesthésie de la mère et donc de l’enfant aussi. Le passage de l’intérieure à l’extérieur si violent d’habitude n’a pas eu d’impact fort. Il n’y a pas eu de séparation consciente véritable. Le caractère de l’enfant s’en ressentira ; il ne supporte pas les séparations violente. C’est le numéro 9 de l’ennéagramme, qui jouera souvent un rôle de médiateur.


Les 4 premières phases de l’évolution psychomotrice.

Les 4 premières phases de l’évolution psychomotrice de l’enfant peuvent être représentées par le schéma ci-dessous (cela varie bien sûr selon l’enfant):


1.Lors de la phase de la Symbiose  (jusqu’à 10 mois), l’enfant s’individualise; le mode fusionnel s’estompe peu à peu. A la fin de cette période il y a enfin moi et maman.

2. Lors de la phase de l’Identité (jusqu’à 18-24 mois) , l’enfant se familiarise peu à peu avec son environnement et élargie son cercle d’exploration. C’est la période où l’enfant trouve sa place dans la famille, dans le groupe, sous le regard du père qui fixe et fait appliquer les règles.

3.Lors de la phase du Langage (jusqu’à 36 mois), la pensée de l’enfant se structure et il y a une explosion du champ lexical. La communication et l’expression de soi se développent. La phase du langage donne également une identité culturelle.

4.Lors de la phase de l’Opposition (jusqu’à 4 ans), l’enfant comprend qu’il a le pouvoir de s’affirmer en tant qu’individu.

S’il y a un conflit important pendant l’une de ces phases, la fourmi va avoir tendance à investir le stade précèdent ; alors que la cigale va investir le stade suivant.


Les différents profils de l’ennéagramme

L’ennéagramme peut se comprendre en fonction de l’empreinte de naissance et de la période du conflit majeure (symbiose, identité, langage ou opposition).

S’il y a un conflit important dans la phase de symbiose, la fourmi va investir le stade « in utero » (numéro 1 de l’ennéagramme). Il a pour orientation la rigueur personnel et les idéaux élevés. Il est persuadé qu’il doit être parfait pour être aimé. C'est le profil "perfectionniste". C'est souvent le cas des ainés lorsque la mère se reproche de ne pas savoir s'occuper de son enfant, celui-ci cherchera toute sa vie à tout faire parfaitement pour compenser la culpabilité de sa mère.

La cigale, elle, va investir le stade de l’identité (numéro 5 de l’ennéagramme). Son orientation est la recherche de connaissance et la précision. Elle vit détachée du monde extérieur qu’elle observe. Souvent en retrait, elle estime important d’être autonome sur le plan mental. C'est le profil "cérébral".


S’il y a conflit dans la phase de l’identité : la fourmi, traumatisée, va investir le stade de la symbiose ; elle va s’occuper des faibles pour leur venir en aide et recevoir la reconnaissance qu’elle n’a pas eu par le père. C’est le numéro 2 de l’ennéagramme, le profil "aidant".

La cigale blessée à ce stade, va s’autonomiser dans le langage et devient indépendante dans ses décisions de recherche de plaisir. Elle poursuit la joie et l’optimisme et évite la souffrance à tous prix. C’est le numéro 7 de l’ennéagramme, le profil "épicurien", qui est incapable de respecter son agenda quand une occasion plus intéressante se présente.


S’il y a conflit dans la phase du langage : la fourmi va régresser au stade précèdent du groupe mené par le « père » (même du gourou) qui fixe les règles. Le numéro 6 de l’ennéagramme est le profil "loyal". Il aime être intégré à un cadre stable et bien structuré. Il surveille la loyauté des membres du groupe et les dangers qui le guette tel un petit soldat.

La cigale, elle, va investir la phase de l’opposition. Le numéro 4 de l’ennéagramme est le profil "romantique", il doit se distinguer du groupe, se montrer différent. Il est souvent dans l’opposition face aux idées des autres. Pour lui le langage des mots est menteur et la mélodie en dit plus long. Il est volontiers artiste ou contestataire.


S’il y a conflit dans la phase de l’opposition : la fourmi va régresser vers le stade du langage. Sa parole doit lui permettre de surpasser les autres en trouvant des arguments, même si c’est au prix de mensonge. Il faut être en groupe mais avoir le dernier mot dans le groupe. Le numéro 3, est le profil "compétiteur", c’est parfois le bonimenteur ou l’homme politique qui a toujours une parade pour se tirer d’affaire et ne jamais perdre la face.

La cigale qui a des difficultés à ce stade , par exemple un père trop cassant ou trop laxiste dans son opposition, va devenir un petit chef qui protège ceux qui sont de son avis et ne s’oppose pas. Le numéro 8 de l’ennéagramme se met en colère facilement, c'est le profil "petit chef". Pour lui, il y a les "bons" qui le suivent et les "bons à rien" qui s’opposent à lui.


A cette classification de l’ennéagramme il faudrait ajouter deux autres types de caractère :

Le numéro 10, correspondant à une hyper-cigale, avec une empreinte de naissance positive et un renforcement positif dans les autres phases de développement. Ces personnes-là n’entrent pas vraiment en relation car ils ont toujours raison. La contradiction peut les conduire à un délire de persécution et les rendent dangereux. Ce sont les véritables paranoïaques.

Le numéro 11, correspondant à l’autiste vrai : il ne communique pas car il a étéconsidéré comme un objet fragile dès le début. (La mère peut avoir par exemple perdu un enfant avant celui-là ou avoir eu des soucis importants lors de grossesses). Pour se protéger de son hyper-sensibilité, il vit dans un cadre fermé.

Maladies spécifiques de certains profils psychologiques

Reconnaitre le profil ennéagramme d'un patient permet de mieux saisir l'importance de telle ou telle blessure dans sans vie.

La sclérose en plaque, pour nous, ne peut se développer que chez des profils 1 - "perfectionniste" ou 6 - "loyal". La destruction de la gaine de myéline de cette pathologie compense la difficulté de la personne à s'autonomiser face à l'autorité d'un parent, ou d'un parent symbolique (médecin, patron...). Pour le perfectionniste ou le loyal, être en conflit avec l'autorité le met dans une situation très délicate qu'il peut avoir plus de difficulté à gérer que les autres profils. Pour compenser ce conflit, il peut détruire sa myéline, pour évacuer le conflit avec l'autorité qu'il n'arrive pas à gérer dans sa vie.

Le malade d'Alzheimer est une personnalité cigale. Alors que le malade de Parkinson est un profil fourmi.

Ces 2 maladies e développent chez des personnes qui sont dans la proximité avec leurs proches. Le malade d'Alzheimer, détruit son cerveau et ses souvenirs pour ne plus souffrir de la séparation avec un proche. Ils ont tendance à se perdre, car la séparation crée la désorientation, mais aussi car c'est une caractéristique de la cigale que d'aller chercher toujours la nouveauté. Ces malades ont besoin d'air, et de nouvelles rencontres pour que leurs symptômes se stabilisent voire disparaissent.

Le malade de Parkinson est au contraire une fourmi que se reproche d'avoir choisi une mauvaise stratégie. Il n'a pas été là aux décès d'un proche, ou il a trop insisté ce qui a créé une séparation avec une personne très proche, ou au contraire parce qu'il a laissé faire quelquechose de mauvais. Il va alors détruire le siège de la stratégie et du plaisir dans son cerveau puisqu'il se reproche de s'en être mal servi pour rester dans la soumission et ralentir sa marche ou ses mouvements. A notre connaissance, les profils cigales, moins sensibles à l'agrégation du groupe, ne font pratiquement pas de maladie de Parkinson.


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