Sur cette page figure la réponse et l'explication du cas du mois présenté dans "Accueil"

Cas n°11 : Hématome intracérébral thalamique droit

Explications de la symbolique inconsciente

1/ Une hémorragie amène du sang et de l’énergie (familiale) pour la réussite, d’un projet dans le cas présent puisqu’il s’agit du cerveau. Les fourmillements limités au pourtour gauche des lèvres sont caractéristiques d’une localisation thalamique confirmée par l’imagerie cérébrale. Le ressenti lié à cette zone correspond à une critique que l’on fait de moi et plus particulièrement de mon identité (le pourtour des lèvres) à laquelle j’ai été sensible.

2/ L’hémorragie survenue à 40 ans n’est pas liée à un traumatisme crânien. On a seulement la notion d’un traumatisme du genou gauche en jouant au football. C’est un accident donc « je ne suis pas d’accord  pour qu’on n’accepte pas ma proposition de relation» (le genou gauche).

3/ Un projet professionnel, une déception psychoaffective (suicide du camarade), où l’histoire familiale ne conviennent pas à ces symptomes.

4/ Par contre, à 20 ans, Bernard obtient son examen professionnel. Son père qui l’accompagne à la soirée des résultats lui impose de rentrer immédiatement à la maison alors qu’il aurait voulu parler à sa copine d’étude. Il la quitte sans lui dire « Au revoir ».

5/ A 40 ans, il lui envoie des textos pour prendre de ses nouvelles car il n’ose pas lui téléphoner directement. Déception : elle l’envoie bouler. Six mois après cet imprévu, il fait son hématome intracérébral alors qu’il est occupé dans une foire au vin.


Au total : le traumatisme du genou gauche est la bonne compensation du conflit qui l’oppose à son père le soir des résultats, mais aussi du conflit qu’il a créé avec sa copine qui n’accepte pas de reprendre la relation. L’hémorragie lui donne le courage de s’opposer à son père pour réaliser son projet de rencontre à 20 ans. A 40 ans, l’hémorragie lui permet de surmonter le jugement de sa copine.

 


 

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Cas n°10 : Pied droit qui "craque"

Une participante rentre d’un week-end de formation avec le Cridomh. Quand elle arrive chez elle, elle apprend que sa fille a mal au pied droit, elle ne peut plus le poser par terre, sinon ça lui fait mal. Elle ne cesse de répéter que si elle pose son pied par terre ça va craquer. Son mari est très inquiet.

Elle comprend rapidement qu'il y a un lien entre cette douleur et son départ en formation. Elle lui demande si elle a été triste de son absence, mais sa fille lui répond "non pas du tout, tu ne m'as pas du tout manqué !". Elle lui demande quelle est sa douleur, et sa fille lui dit "je n'ai pas vraiment mal mais si je pose le pied par terre, ça craque".

Le lundi matin, sa fille part à l’école avec des béquilles. Que faire ?

  • Prendre rendez-vous chez son médecin ?

  • Cuisiner son mari qui a du laisser les enfants jouer dehors sans chaussure et qui ne voudra encore rien avouer ?

  • Poser une nouvelle question à sa fille... mais quelle question ?

  • Lui demander ce qu’il s’est passé d'imprévu 6 mois plus tôt ?


Explication :

Lever le pied = compense le fait d'être en contact avec la maman, pour ne pas souffrir : si je ne suis pas en contact avec le sol (la maman), je ne peux pas souffrir. 

Sensation que les os craquent en posant le pied par terre "ça craque"= lapsus qui révèle la peur de s'effondrer en larme si elle pense à l'absence de sa maman. 

Ici on ne s’intéresse pas à ce qu’il s’est passé 6 mois plus tôt. On recherche un imprévu 6 mois plutôt lorsque les symptômes sont un syndrome d’épuisement, une fatigue, une perte de connaissance, une dystonie focale, ou une dépression réactionnelle.

Le soir à la sortie de l’école cette maman demande à sa fille "as-tu eu peur de souffrir de mon absence?" et celle-ci avoue que le mois précédent où sa maman était partie une semaine complète en formation, elle avait terriblement souffert de son absence. Sitôt exprimé, et quelques larmes versées la gêne s'en va. 

Sa fille lui demande : "comment sais-tu tout ça maman ? 

- je me forme avec le Cridomh !

- je veux venir avec toi pour apprendre... (elle a 7 ans)

- magnifique !

Merci Pierre-Jean. 


Cas n°9 : Maladie de Basedow

 Une patiente vient en consultation pour une maladie de Basedow (hypertyroidie).

Quelles histoires va t'on entendre (ou rechercher) chez cette patiente ?

Réponse au cas n°9 :

Vite, vite, vite !!!

Symbolique des symptômes :

La thyroïde permet d’agir rapidement, au bon moment. Les maladies de la thyroïde surviennent quand le sujet est impuissant face à une urgence. Dans le cas d'une hyperthyroïdie, on va entendre une histoire où la personne, à 2 reprises, n'a pas suffisamment réagi.

Situation déclenchant la maladie : Cette femme est dans sa voiture en montagne avec sa fille et une amie et lors d'une descente les freins de la voiture lâchent. Elle ne dit rien aux autres membres mais  elle panique intérieurement,  il faut à tout prix trouver une route ou un chemin qui monte pour freiner la voiture. Finalement, par chance elle trouve un chemin qui monte. 

Situation programmant ancienne : Plus jeune, elle part nager en mer avec sa jeune sœur. Elles s’éloignent toutes décontractées, sans se rendre compte que le courant les éloigne très fortement de la plage, et au moment de revenir elles se  retrouvent en difficulté avec le courant. Elle commence à paniquer sans rien dire à sa jeune sœur.  Elles mettent finalement beaucoup de temps à rejoindre la plage.


Cas n°8 : Douleur au tendon d'Achille gauche (Isabelle Maillard- Allier)

 Un jeune homme se plaint d’une douleur très forte au tendon d’Achille gauche. Il ne peut plus faire de sport, courir ni même marcher sans avoir de douleur.

Trouvez la cause de cette douleur parmi ces quatre situations :

  • A / Il a promis de réaliser lui-même un livre pour l'anniversaire de sa grand-mère, mais le l'a pas fait par manque de confiance en lui, et il n'en a pas parlé par peur d'être critiqué et méprisé.

  • B / Il a été dérangé dans une activité minutieuse qui lui demande beaucoup de concentration, alors qu'il n'aime pas qu'on le perturbe, et le fait savoir régulièrement à son entourage.

  • C/ Il a encaissé sans rien dire de violentes remontrances devant ses collègues par son chef de service en raison d'une situation professionnelle pour laquelle il n'était pas directement responsable.

  • D / Il a totalement oublié et manqué un rendez-vous avec un ami d'enfance qu'il n'avait pas vu depuis longtemps et qui avait fait 1h30 de route pour venir le voir. Depuis la relation avec cet ami s'est distendue.

Réponse au cas n°8 :

Le tendon d'Achille se situe sur les jambes, nous allons donc rechercher un conflit de relation affective. Les réponses B et C correspondent à des situations professionnelles,  qui vont généralement se répercuter sur le haut du corps.

Symbolique des symptômes :

Le tendon d'Achille permet de se hisser sur la pointe des pieds, d'être plus grand. Il est symbolique de la faiblesse fatale du héros grec Achille. On retrouve souvent dans les atteintes du tendon d'Achille une peur de mal faire, d’être perçu comme incompétent, incapable.

Le côté gauche est atteint car il aurait voulu bien faire et que cela soit vu. C’était son souhait à lui.

La bonne réponse était la réponse A.

Ce jeune homme avait promis à sa mamie comme cadeau d’anniversaire, de lui offrir une nouvelle de deux pages par semaine.

Mais il ne se sentait pas vraiment capable d’écrire ces deux pages, cela le fatiguait énormément. Il avait peur de l’avouer à sa mamie de peur d’être méprisé et rejeté et qu’on dise de lui que c’était un incapable.


Cas n°7 :  Maman bobo (douleur à la cuisse) par Isabelle Maillard (Allier)

Un soir, ma petite fille de 7 ans se met à souffrir  d’une douleur sur le devant de la cuisse droite. Je lui suggère une bonne nuit de sommeil mais le lendemain matin la douleur est si forte qu’il lui est impossible de se lever.

La veille, le seul "événement" que j'avais entendu lorsque je récupérai ma fille à la sortie des classes, était qu'ils allaient changé de maîtresse dans sa classe car sa maîtresse avait changé de fonction dans l'école. Mais en me racontant cela rapidement elle semblait joyeuse et insensible à cette nouvelle.

 Que lui est-il arrivé ?

 Faisons la conversion Symbolique des symptômes (méthode CSI)

Une Douleur compense toujours un bon contact qui manque.
La Cuisse symbolise le début de la relation.
Côté Droit : c’est ma fille qui subit  le changement de relation.
Devant : La douleur vient compenser pour le futur (devant) le contact qu’elle aimait et qu’elle n'aura plus.

SOLUTION :

 L’après-midi précédant l’apparition de la douleur, la maîtresse de ma fille avait annoncé aux élèves qu’elle  avait dû accepter une nouvelle fonction et qu’elle ne serait plus leur maîtresse à compter de ce jour. Ma fille en avait été affectée mais la maîtresse avait interdit à ses élèves de pleurer. Ma fille décida donc d’obéir et ne pleura pas. Lorsque je récupérais ma fille à la sortie des classes, elle me raconta rapidement le départ de sa maîtresse mais elle semblait joyeuse et insensible à cette nouvelle. Ce n’est que quelques heures plus tard que ses douleurs se déclenchèrent, pour devenir insupportables le lendemain matin.

 Je finis par faire le lien avec la nouvelle du départ de la maîtresse, et je lui demandai si elle était sûre que ce départ ne la touchait pas. Elle finit par m’avouer qu’elle était triste mais que la maîtresse ne voulait pas que l’on pleure. Qu’il était dur pour elle de ne plus jamais l’avoir comme maîtresse  et qu’elle ne pouvait pas retourner en classe sinon elle risquait de pleurer et sa maîtresse ne l’accepterait pas.

 Une fois l’émotion exprimée la douleur partit comme elle était venue.

Cas n°6 : Maux de tête par Frédéric Tamarelle (Alfortville-94)

Un patient se plaint de maux de tête qui ne durent généralement qu'une journée. Ces derniers se sont notamment manifestés deux week-ends de suite alors qu’il aidait un ami d’enfance à construire sa nouvelle maison.  La première fois le mal de tête est apparu le 2é jour des travaux. La fois suivante son mal de tête est arrivé dès le premier jour.

Il n’a pas souvenir d’avoir eu déjà mal à la tête en prêtant main-forte à d’autres amis, il lui semble que ses maux de tête se manifestent de manière aléatoire, sans raison particulière. Quand on lui demande ce qu’il y avait de particulier avec cet ami, il répond que c'est un très bon ami avec qui il a une très bonne relation et que c'est un beau chantier car la maison est vraiment haut-de gamme, en conception bioclimatique avec la façade sud intégralement vitrée.

Quelle est l’émotion que ce patient n’a jamais confiée ?

Réponse :

 Le cerveau est symbolique des projets. 

Ce patient n’osait pas s’avouer qu’il avait le sentiment que son ami d’enfance avait « mieux réussi » que lui. Ces deux amis avaient fait pratiquement les mêmes études, et bien que se défendant de n'être pas particulièrement carriériste, il ne pouvait s’empêcher de comparer leur réussite. Cette magnifique maison lui rappelait qu'il n'avait pas les moyens d'avoir une si belle maison, qui lui aurait permis d'avoir la reconnaissance qu'il aurait souhaité. Un peu honteux de ce sentiment il n’en avait parlé à personne et l’avait rapidement enfoui dans son inconscient.

Une fois cet aveu réalisé, il a pu retourner travailler avec son ami plusieurs fois sans avoir mal à la tête.

Et en relisant son histoire ce patient a pu réaliser qu'en effet il avait également eu souvent mal à la tête plus jeune notamment quand il perdait au tennis. Là encore, un besoin de reconnaissance non satisfait, et non avoué...


Cas n°5 : Syndrome d'épuisement (Burn-out) par Marie Laulhe - Bordeaux

Début Novembre 2014,   un patient ressent une très grande fatigue, il dort mal, a des troubles de l’attention, un état dépressif  qu’il met sur le compte d’un surmenage professionnel. Ce patient est  manager dans une grande enseigne, poste qui demande beaucoup de présence, d’énergie et de responsabilités. Le médecin évoque la possibilité d’un burn-out et il lui propose un mois d’arrêt  de travail…  Or 3 ans plus tard,  sa fatigue, son état dépressif et ses troubles de l’attention perdurent.

Quelle question doit-on aussitôt poser à une personne présentant de tels symptômes ?

N.B : Cette question s'applique aussi pour la fibromyalgie et toutes les maladies associées à un syndrome d'épuisement, c'est pour cela qu'il est impérativement salvateur de la connaitre !

Réponse :

Quel imprévu avez-vous vécu 6 mois avant l'apparition de vos symptômes d'épuisement ?

Le Burn-out (ex-Yupie’symdrom) fait partie du Syndrôme d’épuisement se manifestant par une fatigue le matin, un mauvais sommeil, des troubles de l’attention, des douleurs voire des troubles de l’équilibre, éventuellement un état dépressif. Il touche les personnes hyperactives mais il n’a rien à voir directement avec le surmenage professionnel ! Il survient exactement six mois après un imprévu entraînant une frustration non résolue depuis.

Histoire de la personne au moment du conflit déclenchant

En mai 2014 le patient organise le baptême de son fils dans le Var,  fait venir sa famille de Bretagne, la loge dans différents endroits (hôtels, chambres d’hôtes…) Les parents sont divorcés, le père dort à un endroit, la mère et sa sœur à un autre. Ces dernières n’ont pas trouvé le lieu à leur goût, et elles ont mal dormi car l’hôtel était très bruyant. Le matin du baptême, le patient reçoit un SMS le prévenant que ni sa mère ni sa sœur ne viendraient au baptême car elles avaient été moins bien logées que le père.

 Qu’a ressenti cet homme ?  Une immense colère,  de la tristesse qu’il ruminait encore puisque depuis il avait coupé les ponts avec sa mère et sa sœur. Le jour de la rencontre avec le thérapeute, il n’avait toujours pas résolu son conflit.  

Compensations symboliques :

Un imprévu doit être compensé à une date prévisible où la Terre qui marque le temps est à l’opposé de sa situation au moment de la frustration.

La triade « Désorientation-fatigue-troubles de l’attention » est caractéristique d’une séparation quand on ne peut plus vivre ensemble. La fatigue, la désorientation, les troubles de l’attention (mauvaise mémoire) empêchent symboliquement de s’éloigner dans le mauvais sens quand on ne se souvient plus du bon chemin pour se retrouver ensemble.

A présent, vous pourrez constater  auprès de vos proches que l'existence d'un imprévu 6 mois  avant l'apparition d'un syndrome d'épuisement, d'une fibromyalgie, d'une infection associée à un épuisement etc... est une information capitale pour le malade, qui l'aidera à se remettre sur pied rapidement ! Et ensuite, n'oubliez pas de partager cette information avec votre médecin traitant ! Nous sommes persuadés qu'il sera ravi d'avoir enfin un remède efficace et bon marché pour tous ses patients atteints d'un syndrome d'épuisement qui souffrent inutilement et que les arrêts maladie ne soulagent pas vraiment.

N.B : D'après le Dr Thomas-Lamotte, l'existence d'un imprévu 6 mois avant l'apparition de symptômes cliniques concerne environ deux tiers des motifs de consultations chez un médecin généraliste.


Cas n°4 : Une douleur du bras droit.(Marie Laulhe)

Une femme atteinte de la maladie de Parkinson (personne « trop gentille ») va chez le médecin avec son mari. A la fin de la consultation, le médecin donne une ordonnance au mari sans que sa femme ne sache ce qu’a prescrit le médecin. Peu après, le mari revient de la pharmacie avec un fauteuil roulant ! Gros choc pour cette femme et totalement inattendu.Plus tard, une douleur s’installe et persiste depuis plusieurs mois quand elle consulte le neurologue La douleur est continue, mal soulagée par les antalgiques et la morphine, nécessitant des visites fréquentes de son médecin et le passage dans deux hôpitaux.  1/ C'est le mari qui a imposé à sa femme l'utilisation du fauteuil. La douleur est donc à droite (le cerveau gauche est le cerveau de l'accueil). Il a choisi cette orientation (épaule symbolique de l'orientation de l'action) que sa femme n'a pas accepté (le coude est le symbole de l'acceptation de l'action). La femme obligée  d'accueillir l'engin (ouverture du membre supérieur par le triceps pour accueillir) a donc une douleur derrière le bras, irradiant vers le haut et le bas.  Il n'y a pas de déficit moteur ou sensitif, notamment dans le territoire C7. 2/ Le délai : Comme l'incident était totalement imprévu pour la femme, la douleur n'apparaît qu'avec un délai de six mois (choc en novembre, douleur en mai suivant) et elle s'accompagne d'un syndrome d'épuisement : fatigue, troubles du sommeil, baisse de tension artérielle. 3/ Toute douleur vient compenser un mauvais contact (ou l'absence) avec une personne en simulant un fort contact (toute pression forte provoque une douleur). 4/L'inavouable, c'est la dévalorisation ressentie par cette femme : elle ne compte pour rien aux yeux de son médecin et de son mari. Le neurologue l'a encouragée à critiquer l'attitude excessive des deux hommes. Le lendemain, la douleur disparaissait définitivement.


Cas n°3 : Troubles du caractère et thrombopénie Dr THOMAS-LAMOTTE (Bretagne)

Une femme trisomique 21 de 63 ans présente des troubles du comportement et de l’humeur. Cette femme avait été placée dans une institution tenue par les religieuses au décès de sa maman. L’anamnèse montre que, récemment, elle a vécu le deuil d’une pensionnaire de l’établissement qui représentait un substitut maternel. A peu près au même moment, un frère qui habitait tout près d’elle a déménagé. Un bilan biologique est prescrit faisant découvrir ? …une thrombopénie à 4000 plaquettes/mm3 (la valeur habituelle d'un adulte se situe entre 150 000 et 500 000/mm3). Elle est hospitalisée à l'institut Lejeune et ressort après plusieurs semaines dans le même état, sans hémorragie ! Pourquoi cette personne n'a-t'elle pas fait d'hémorragie malgré son taux critique de plaquettes sanguines ?La thrombopénie permet symboliquement la désagrégation des membres de la famille. Il n'y a pas d'hémorragie car les membres de la famille se sont désagrégés spontanément (frère et substitut maternel) : ils  n'avaient pas à être expulsés. Cette thrombopénie protégea cette femme de sa dévalorisation d'être délaissée par sa famille pendant des semaines sans hémorragie. Par bonheur, il a été possible de trouver un établissement identique au précédent, proche de plusieurs autres membres de la famille. Tout de suite, des convulsions généralisées l'ont faite hospitaliser : 88000 plaquettes/mm3. A sa sortie de l'hôpital, 10 jours plus tard, l'humeur était normale. Les plaquettes étaient à 388000/mm3 et sont restées stables. A noter, que dans ces pathologies des plaquettes (thrombocytémie ou thrombopénie), la guérison peut s'accompagner de manifestations cérébrales sévères (convulsions, confusion mentale).


Cas n°2 : Maladie de Lyme par  Marie Laulhe (Bordeaux)

Femme de 48 ans  habitant à la campagne; elle adore chaque printemps et chaque automne se promener dans les bois pour chercher des cèpes.  Or, il y a quatre ans, elle commença à ressentir de la fatigue, fièvre, douleurs articulaires, avec une raideur dans la nuque … évoquant la possibilité d’une maladie de Lyme (liée à une morsure de tique avec infection à borrelia burgdorferi).

Quelles sont les situations vécues par cette femme ? 

Histoire psychoaffective : Cette femme a rencontré il y a 8 ans celui qui allait devenir son mari, homme doux, attentionné. Ils font un enfant ensemble, ont beaucoup d’amis, une vie sociale épanouie, sortent beaucoup. Cinq ans avant la maladie, son mari connaît des ennuis de travail et autres… il se met à boire et commence à devenir violent verbalement, suspicieux. Un jour,  il interdit à sa femme de voir ses amis, et il la laisse sortir seulement pour aller travailler.A 22 ans, cette femme fréquentait un jeune homme très jaloux qui lui aussi l’a exclu de son groupe d’amis ; elle n’est restée qu’une année avec lui.

Maladie de Lyme : il y a une morsure de tique qui prélève du sang pour se nourrir et fait passer dans le sang de sa victime les   bactéries très mobiles à l’origine d’une infection. C’est quand on se sent exclu, que, symboliquement, la présence de ce parasite (celui qui mange à côté) fait comme si la personne n’est plus seule (donnant symboliquement l’impression de ne plus être exclu de son groupe d’amis, d’être toujours en contact avec eux). Le sang est retiré pour combattre une « mauvaise énergie » qui m’isole.

 La maladie infectieuse, comme toujours, se déclenche après le renouvellement de la situation, au moment où le sujet essaie de tourner la page. Choc déclenchant : son mari l’empêche de voir ses amis qui petit à petit l’oublient, elle n’a plus de vie sociale se sent exclue, cela lui rappelle le mauvais souvenir qu’elle a vécu à 22 ans (choc conditionnant). 

 Symbolique des Symptômes : 

Douleurs : lorsque l’on a peu de contact avec quelqu’un, les douleurs font « comme si » le malade avait le fort contact qu’elle souhaitait.
Douleurs articulaires : si je ne peux pas faire le bon mouvement  pour aller vers les autres, avec ces douleurs je peux symboliquement aller vers les autres (faire le bon mouvement).
Fatigue : La fatigue empêche symboliquement de s’éloigner dans le mauvais sens quand on ne se souvient plus du bon chemin pour se retrouver ensemble.
Fièvre : froid avec une ou plusieurs personnes idem avec cette fièvre, elle retrouve la chaleur du contact avec ses amis.


CAS n°1Cancer canalaire du sein gauche (Marie Laulhe)

Une femme sans enfant prend un chiot pendant l’absence de son mari (avec l’accord de celui-ci) car il se déplace régulièrement à l’étranger. Lorsqu’il revient de son déplacement, il accepte le chiot à une condition qu’il dorme dans le garage et absolument pas à l’intérieur de la maison. Le soir même, le chiot dort dans le garage, malheureusement une porte était mal fermée, le lendemain le chiot avait disparu. Elle a cherché des semaines et des semaines son chiot sans jamais le trouver. Quelques années après elle décide de reprendre un chiot et elle trouve sur le journal une portée à vendre. Dans cette portée, il y avait la réplique de son petit chiot disparu, exactement le même. Elle le prend et 8 à 9 mois plus tard on lui découvre un cancer canalaire du sein gauche.Commentaires : 1/ Sein : symbole de la Protection familiale. Gauche : c'est la protection que je donne, ici en l’occurrence à un animal, l’enfant symbolique de la famille. 2/La disparition (mort) du chiot a culpabilisé la femme qui s'est sentie responsable de sa mort ( il est peut-être vivant ailleurs ! ) et n'en a dit mot à personne. C'est le choc conditionnant. Le Cancer canalaire du sein se déclenche après le renouvellement de la situation , quand la femme retrouve la situation où elle doit donner la sécurité-protection dans la relation avec l'enfant-chiot. Symboliquement, la prolifération des cellules canalaires vient renforcer ses capacités de protection. C'EST COMME SI LE CANCER ALLAIT PROTÉGER LA FEMME DE REVIVRE UN ECHEC dans sa mission de PROTECTION DE SON ENFANT SYMBOLIQUE (le chiot). Dans le langage populaire, un chiot ou un chat peut être mis à la place affective d’un enfant,  "Quand Margot dégrafait son corsage ...“ G. Brassens 3/ Culpabilité de la femme qu'elle n'a jamais exprimée : "Je me suis sentie coupable de ne pas avoir su protéger mon chiot. J'aurais du oser refuser qu’il dorme dans le garage; l'y ayant mis, j'aurais du vérifier que la porte était bien fermée. J'ai été incapable d'être une bonne mère". Il faut également comprendre que si le chien s'est échappé, c'est parce que la femme n'avait pas voulu dire à son mari qu'elle s'opposait à sa demande de le mettre dans le garage pour la nuit. Effectivement, ... son inconscient a trouvé la solution et le chiot n'y a pas couché comme elle le souhaitait.