(d'après l'original de Christine Pateta)



     

La vie est une perpétuelle recherche d’équilibre…

Sans le savoir nous ne vivons qu'au passé compensé 

(symbolique voire imaginaire) !

Ces compensations prennent des formes variées : maladies, malformations congénitales, accidents, troubles du comportement, mais également mode, goûts, croyances ...


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 LE CAS DU MOIS  

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Cas n°5 :  Maman bobo (douleur à la cuisse)

Un soir, ma petite fille de 7 ans se met à souffrir  d’une douleur sur le devant de la cuisse droite. Je lui suggère une bonne nuit de sommeil mais le lendemain matin la douleur est si forte qu’il lui est impossible de se lever.

La veille, le seul "événement" que j'avais entendu lorsque je récupérai ma fille à la sortie des classes, était qu'ils allaient changé de maîtresse dans sa classe car sa maîtresse avait changé de fonction dans l'école. Mais en me racontant cela rapidementelle semblait joyeuse et insensible à cette nouvelle.

 Que lui est-il arrivé ?

 Isabelle (Allier)

La solution  de la rubrique "le cas du mois" se trouve à l'onglet  "Formations"

Chaque mois, nous publierons un cas de compensation symbolique inconsciente (maladie, accident, comportement...). En fonction des éléments donnés, vous êtes invités à retrouver l'histoire de la personne.

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 Revoir les CAS du MOIS  

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CAS N°1cancer canalaire du sein gauche (Marie Laulhe)

Une femme sans enfant prend un chiot pendant l’absence de son mari (avec l’accord de celui-ci) car il se déplace régulièrement à l’étranger. Lorsqu’il revient de son déplacement, il accepte le chiot à une condition qu’il dorme dans le garage et absolument pas à l’intérieur de la maison. Le soir même, le chiot dort dans le garage, malheureusement une porte était mal fermée, le lendemain le chiot avait disparu. Elle a cherché des semaines et des semaines son chiot sans jamais le trouver. Quelques années après elle décide de reprendre un chiot et elle trouve sur le journal une portée à vendre. Dans cette portée, il y avait la réplique de son petit chiot disparu, exactement le même. Elle le prend et 8 à 9 mois plus tard on lui découvre un cancer canalaire du sein gauche.Commentaires : 1/ Sein : symbole de la Protection familiale. Gauche : c'est la protection que je donne, ici en l’occurrence à un animal, l’enfant symbolique de la famille. 2/La disparition (mort) du chiot a culpabilisé la femme qui s'est sentie responsable de sa mort ( il est peut-être vivant ailleurs ! ) et n'en a dit mot à personne. C'est le choc conditionnant. Le Cancer canalaire du sein se déclenche après le renouvellement de la situation , quand la femme retrouve la situation où elle doit donner la sécurité-protection dans la relation avec l'enfant-chiot. Symboliquement, la prolifération des cellules canalaires vient renforcer ses capacités de protection. C'EST COMME SI LE CANCER ALLAIT PROTÉGER LA FEMME DE REVIVRE UN ECHEC dans sa mission de PROTECTION DE SON ENFANT SYMBOLIQUE (le chiot). Dans le langage populaire, un chiot ou un chat peut être mis à la place affective d’un enfant,  "Quand Margot dégrafait son corsage ...“ G. Brassens 3/ Culpabilité de la femme qu'elle n'a jamais exprimée : "Je me suis sentie coupable de ne pas avoir su protéger mon chiot. J'aurais du oser refuser qu’il dorme dans le garage; l'y ayant mis, j'aurais du vérifier que la porte était bien fermée. J'ai été incapable d'être une bonne mère". Il faut également comprendre que si le chien s'est s'échappé, c'est parce que la femme n'avait pas voulu dire à son mari qu'elle s'opposait à sa demande de le mettre dans le garage pour la nuit. Effectivement, ... son inconscient a trouvé la solution et le chiot n'y a pas couché comme elle le souhaitait.

Cas n°2 : une douleur du bras droit.(Marie Laulhe) Une femme atteinte de la maladie de Parkinson (personne « trop gentille ») va chez le médecin avec son mari. A la fin de la consultation, le médecin donne une ordonnance au mari sans que sa femme ne sache ce qu’a prescrit le médecin. Peu après, le mari revient de la pharmacie avec un fauteuil roulant ! Gros choc pour cette femme et totalement inattendu.Plus tard, une douleur s’installe et persiste depuis plusieurs mois quand elle consulte le neurologue La douleur est continue, mal soulagée par les antalgiques et la morphine, nécessitant des visites fréquentes de son médecin et le passage dans deux hôpitaux.  1/ C'est le mari qui a imposé à sa femme l'utilisation du fauteuil. La douleur est donc à droite (le cerveau gauche est le cerveau de l'accueil). Il a choisi cette orientation (épaule symbolique de l'orientation de l'action) que sa femme n'a pas accepté (le coude est le symbole de l'acceptation de l'action).La femme obligée  d'accueillir l'engin (ouverture du membre supérieur par le triceps pour accueillir) a donc une douleur derrière le bras, irradiant vers le haut et le bas.  Il n'y a pas de déficit moteur ou sensitif, notamment dans le territoire C7. 2/ Le délai : Comme l'incident était totalement imprévu pour la femme, la douleur n'apparaît qu'avec un délai de six mois (choc en novembre, douleur en mai suivant) et elle s'accompagne d'un syndrome d'épuisement : fatigue, troubles du sommeil, baisse de tension artérielle. 3/ Toute douleur vient compenser un mauvais contact (ou l'absence) avec une personne en simulant un fort contact (toute pression forte provoque une douleur). 4/L'inavouable, c'est la dévalorisation ressentie par cette femme : elle ne compte pour rien aux yeux de son médecin et de son mari. Le neurologue l'a encouragée à critiquer l'attitude excessive des deux hommes. Le lendemain, la douleur disparaissaitdéfinitivement.

Cas n°3 : Troubles du caractère et thrombopénie Dr THOMAS-LAMOTTE (Bretagne)

 Une femme trisomique 21 de 63 ans présente des troubles du comportement et de l’humeur. Cette femme avait été placée dans une institution tenue par les religieuses au décès de sa maman. L’anamnèse montre que, récemment, elle a vécu le deuil d’une pensionnaire de l’établissement qui représentait un substitut maternel. A peu près au même moment, un frère qui habitait tout près d’elle a déménagé. Un bilan biologique est prescrit faisant découvrir ? …une thrombopénie à 4000 plaquettes/mm3 (la valeur habituelle d'un adulte se situe entre 150 000 et 500 000/mm3). Elle est hospitalisée à l'institut Lejeune et ressort après plusieurs semaines dans le même état, sans hémorragie ! Pourquoi cette personne n'a-t'elle pas fait d'hémorragie malgré son taux critique de plaquettes sanguines ?La thrombopénie permet symboliquement la désagrégation des membres de la famille. Il n'y a pas d'hémorragie car les membres de la famille se sont désagrégés spontanément (frère et substitut maternel) : ils  n'avaient pas à être expulsés. Cette thrombopénie protégea cette femme de sa dévalorisation d'être délaissée par sa famille pendant des semaines sans hémorragie. Par bonheur, il a été possible de trouver un établissement identique au précédent, proche de plusieurs autres membres de la famille. Tout de suite, des convulsions généralisées l'ont faite hospitaliser : 88000 plaquettes/mm3. A sa sortie de l'hôpital, 10 jours plus tard, l'humeur était normale. Les plaquettes étaient à 388000/mm3 et sont restées stables. A noter, que dans ces pathologies des plaquettes (thrombocytémie ou thrombopénie), la guérison peut s'accompagner de manifestations cérébrales sévères (convulsions, confusion mentale).

Cas n°4 : Maladie de Lyme par  Marie Laulhe (Bordeaux)

Femme de 48 ans  habitant à la campagne; elle adore chaque printemps et chaque automne se promener dans les bois pour chercher des cèpes.  Or, il y a quatre ans, elle commença à ressentir de la fatigue, fièvre, douleurs articulaires, avec une raideur dans la nuque … évoquant la possibilité d’une maladie de Lyme (liée à une morsure de tique avec infection à borrelia burgdorferi).

Quelles sont les situations vécues par cette femme ? 

Histoire psychoaffective : Cette femme a rencontré il y a 8 ans celui qui allait devenir son mari, homme doux, attentionné. Ils font un enfant ensemble, ont beaucoup d’amis, une vie sociale épanouie, sortent beaucoup. Cinq ans avant la maladie, son mari connaît des ennuis de travail et autres… il se met à boire et commence à devenir violent verbalement, suspicieux. Un jour,  il interdit à sa femme de voir ses amis, et il la laisse sortir seulement pour aller travailler.A 22 ans, cette femme fréquentait un jeune homme très jaloux qui lui aussi l’a exclu de son groupe d’amis ; elle n’est restée qu’une année avec lui.

 Maladie de Lyme : il y a une morsure de tique qui prélève du sang pour se nourrir et fait passer dans le sang de sa victime les   bactéries très mobiles à l’origine d’une infection. C’est quand on se sent exclu, que, symboliquement, la présence de ce parasite (celui qui mange à côté) fait comme si la personne n’est plus seule (donnant symboliquement l’impression de ne plus être exclu de son groupe d’amis, d’être toujours en contact avec eux). Le sang est retiré pour combattre une « mauvaise énergie » qui m’isole.

 La maladie infectieuse, comme toujours, se déclenche après le renouvellement de la situation, au moment où le sujet essaie de tourner la page. Choc déclenchant : son mari l’empêche de voir ses amis qui petit à petit l’oublient, elle n’a plus de vie sociale se sent exclue, cela lui rappelle le mauvais souvenir qu’elle a vécu à 22 ans (choc conditionnant). 

 Symbolique des Symptômes : 

Douleurs : lorsque l’on a peu de contact avec quelqu’un, les douleurs font « comme si » le malade avait le fort contact qu’elle souhaitait.

Douleurs articulaires : si je ne peux pas faire le bon mouvement  pour aller vers les autres, avec ces douleurs je peux symboliquement aller vers les autres (faire le bon mouvement).

Fatigue : La fatigue empêche symboliquement de s’éloigner dans le mauvais sens quand on ne se souvient plus du bon chemin pour se retrouver ensemble.

Fièvre : froid avec une ou plusieurs personnes idem avec cette fièvre, elle retrouve la chaleur du contact avec ses amis.